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Mercredi 21 juin 2017
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Les 23 et 24 Juin 2017
Marché nocturne
30 Juin et 28 Juillet 2017
Grand Gala du PHENIX Muyathai 2017
Samedi 1er juillet 2017
Puces Brocantes Vide grenier
Samedi 8 Juillet 2017
Fête de la SAINT ELOI
Du 11 au 15 Juillet 2017
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Toutes les petites informations, de la vie du Sport à Trets avec les résultats, les affiches, les évènements, pour être encore plus informé sur ce qu'il se passe à Trets et de manière plus rapide... Si vous avez des infos, des résultats, photos à communiquer, si vous êtes au courant de quelque chose qui se déroule ou va se dérouler à Trets, envoyez dès maintenant un mail ou poster un message sur le forum, l'info sera rapidement mise en ligne ici... Merci à vous ! RSS TRETS AU COEUR DE LA PROVENCE 

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Une page de l'histoire s'est tournée dans la vie des sapeurs pompiers tretsois ce dimanche 18 Juin 2017 puisque la quinzaine de sapeurs-pompiers professionnels, la soixantaine de pompiers volontaires et le personnel administratif ont passé leur toute dernière soirée dans la caserne des pompiers de 750m², située chemin des Vertus.

Une caserne de 750m² dans laquelle ils s'étaient installés en mai 1995 mais qui aujourd'hui, après 22ans d'utilisation ne répondait plus aux besoins des personnels, ni à la nature et la fréquence des interventions qui couvrent un large secteur en premier appel. Ce lundi 19 juin 2017 à 7h du matin ils prendront donc leur service dans leur tout nouveau centre de secours qui était en construction à l'entrée Ouest de Trets, route de Gardanne depuis février 2016. Un établissement flambant neuf, moderne, immense avec ses 770m2 de locaux de vie, 8OOm² de remises et réserves. Le centre de secours intervient pour rappel dans un secteur s'étendant sur 5 communes : Trets, Peynier, Rousset, Puyloubier et Saint Antonin sur Bayon. Ce territoire représente une population défendue de 23 000 habitants.
 

Autrefois, en cas d'incendie, les habitants sonnaient le tocsin. Les villageois disponibles devaient se munir de seaux et venir faire la chaîne. Éventuellement, les gendarmes se chargeaient de réquisitionner des hommes valides. Dans les forêts, on ne pouvait lutter contre les incendies qu'en pratiquant la technique du "contre-feu" interdite aujourd'hui. En 1868, la commune se dote d'une pompe à incendie et crée une compagnie de sapeurs pompiers composée d'un capitaine, de deux lieutenants, de deux sergents et d'un clairon. Mais la compagnie connaît de longues périodes de sommeil et la nécessité d'un corps de sapeurs pompiers revient dans les préoccupations des élus.

Ce n'est qu'en 1946 au lendemain de la seconde guerre mondiale, que la municipalité décide de (re)former un corps de sapeurs pompiers volontaires composé de douze hommes. Le centre de secours devient très vite départemental et, dès lors, il est doté d'une pompe, d'une camionnette Citroën, d'un camion GMC muni d'un réservoir de 3 000 litres et d'une jeep provenant des surplus de l'armée américaine. Parallèlement, sept bouches à incendie sont installées dans le village. Mais en réalité la première caserne ne verra le jour qu'en 1957, lorsqu'elle sera inaugurée le 22 décembre avec son premier garage réservé au matériel d'incendie, qu'elle construira pour 3 millions de francs à l'époque. Il était situé route de Saint-Zacharie (le batiment Sport et musique actuel) et sera sous la direction de Gaston Duplat.



En 1965, 27 hommes sont commandés par le lieutenant Rosia Montanard ; en 1975, l'effectif est de 34 pompiers (1 lieutenant. 1 Sous-Lieutenant, Adjudant, 1 Sergent, 9 Caporaux, 21 Sapeurs) dirigés par le lieutenant Michel Ballester. Le local sera réaménagé dans les années 70 avec un garage chauffé de 187m² ainsi que d'une salle foyer.
Pour couvrir le Canton de TRETS il disposait comme matériel d'un CCFM 2000 litres, 1 CCF Léger, 1 voiture Radio, 1 camionette, 1 MPR 60m³, 1 MPP30m3 —et pour le transport des blessés 1 V. S.A.B.
Le Corps a effectué en 1976, 176 sorties diverses dont : 22 feux de forêts, 24 de broussailles et herbes, 6 feux de cheminées et chaudières, 6 d'appartements. 3 de voitures, 12 inondation, 12 autres sorties 31 secours routiers, 27 transport de personnes.

En septembre 1979 un comité communal feu de forêt sera créé par le maire Jean feraud suite aux incendies violents qui ont touché la commune durant l'été, il comptera 10 hommes.
En 1981, un pompier professionnel, le lieutenant Pierre Guibert, est nommé chef de corps. Richard Maurel lui succèdera en 1984.
 


En 1985, le maire Jean Feraud estimera que les pompiers devaient bénéficier d'un nouveau lieu de travail. Suite à sa proposition, le Conseil municipal décidera alors dans sa majorité, de louer le hangar appartenant à Mme Manzanares situé sur la route de Pourrières. Ce hangar de 750 m² abritera alors le Centre de secours et le garage et l'atelier municipal. Les pompiers bénéficiant alors d'un espace beaucoup plus vaste pour abriter tous les véhicules mis à disposition par le Service départemental d'incendie ou la mairie. La situation de cet emplacement était alors jugé très favorable, à proximité des grands axes de communication. Le deuxième hangar abritait lui tous les véhicules municipaux et l'atelier, libérant ainsi l'ancien bâtiment pour d'autres activités municipales . S'il avait pensé au départ y installer la bibliothèque, trop à l'étroit dans ses locaux de l'époque, le lieu sera finalement transformé en école de musique et lieu sportif pour le judo notamment. Un batiment qui devrait aujourd'hui être détruit dans un futur proche , pour y construire à la place des logements.

Le corps composé de 50 volontaires et de 6 professionnels: 4 sapeurs et 2 officiers, le Sous-Lieutenant Crescioni, chef de corps et son adjoint le Sous-Lieutenant Bertani s'y installeront en décembre 1985 avec une inauguration pour leur Ste Barbe le 8 décembre. "Il y a toujours du monde ici. Dès qu'ils ont un moment de libre, de nombreux volontaires viennent travailler. C'est du bénévolat à 100%. Tout, ou presque est réalisé par les pompiers.- menuiserie, électricité, aménagements. "Mais ces pompiers n'œuvrent pas seulement pour leur "confort". Ils ont aussi transformé une ambulance déclassée en un fonctionnel Véhicule de Secours Routier pour la désincarcération" expliquait un pompier dans la presse à l'époque.

Le 18 aout 1989 le corps des sapeurs pompiers perd deux de ses hommes en intervention sur le feu de la décharge de Kirbon : Magid Chabbi et Gérard Dimartino, sous un largage de canadair (tout le dossier sur ce drame ici). Depuis chaque 18 aout les sapeurs pompiers du département se retrouvent pour leur rendre hommage sur la stèle construite quelques années plus tard.


Mais de nouveau, avec l'évolution démographique, l'augmentation des effectifs, au fil du temps ce hangar ne répondait plus à leur besoin et necessitait des aménagements coûteux et même une extension, irréalisable, vu l'exiguïté du terrain. De plus le loyer que déboursait la commune 175 000 francs par an dans les années 90 devenait trop lourd pour la ville. Le maire Loïc Fauchon avec son équipe a alors eu l'opportunité d'acquérir en 1994, une propriété qui réunissait toutes les conditions pour y loger le centre de secours et services techniques, chemin des vertus, juste à côté de la coopérative agricole. Un lieu où à l'époque devait passer juste devant la future déviation départementale , une déviation qui 22ans plus tard n'a toujours pas vu le jour. Après travaux et aménagement c'est une caserne de 750m² que les 65 pompiers ont investi en mai 1995. Leur 3e caserne.


En 1996, le Capitaine Gilbert Esteve prendra la tête du centre de secours de Trets qu'il dirigera pendant 10ans et huit mois, qu'il quittera le 31 aout 2016 laissant sa place le mardi 11 octobre 2016 au Lieutenant Arnaud Delcorde. Le 16e chef de centre depuis la création du centre de Trets en 1946.


Ce lundi 19 juin 2017, 71ans après sa création, le corps des sapeurs pompiers de Trets entrera donc dans leur 4e centre de secours.
Présentation complète
Le suivi des travaux




1978


1980


1981


1985


1987


Sources : Regards sur Trets, revues municipales, presse locale
Photos DR, Amicale des sapeurs pompiers, revues municipales, regards sur Trets






Le magazine gratuit VIVRE SA REGION a consacré en ce printemps 2017 un article sur l'histoire de la Mine dans la vallée, le voici.
Si vous souhaitez en savoir plus sur la mine de Trets, Les Amis du village ont édité au début de l'année un nouveau livre spécial, en vente à la librairie de la Gare.







Petit retour dans le passé avec une pièce rare, un article de presse d'il y a près de 100ans datant de 1925 mais dont le nom de la parution est inconnu. Il présente l'histoire de la mine de Trets.
Si vous souhaitez en savoir plus sur la mine de Trets, Les Amis du village ont édité au début de l'année un nouveau livre spécial, en vente à la librairie de la Gare.


Remerciement à A. VERGNES






En 1986 le département dont Trets avait été touché par un épisode de neige significatif au début de l'année recouvrant tous les paysages par une belle couche de neige . Le site a déniché pour vous une vieille vidéo de cet épisode avec une grande partie du trajet routier filmé entre Belcodene et Trets dans un lotissement. On y découvre de magnifiques paysages et surtout dans la dernière minute on y voit comment était Trets en 1986 avec notamment ses vieux véhicules....









Vous vous en souvenez en 2012 à l'occasion du centenaire de l'Union Sportive Tretsoise, Trets au coeur de la Provence était revenu sur toute l'histoire du club de football de la commune. Aujourd'hui le site vous propose de revenir en détails grace à des articles des revues municipales des années 60, sur les 60 premières années de la plus grosse association de la commune, un club qui se porte toujours très bien en 2016, toujours dirigé par une équipe de passionnés dévoués.

L'Union Sportive Tretsoise a été créée en 1909. Le sport, à cette époque, commence à se généraliser. Le vélo en est à ses débuts, le football prend rang dans la France entière. Mais c'est tout d'abord en athlétisme que le club a démarré avec son leader Marius Jatteaux, qui a reçu en 1931 et 1932 la consécration nationale au championnat de France du 10 000m et de nombreux coureurs se distinguer sur le plan régional comme Durbesson, Roatino etc.

Plus précisément, c'est sous la férule d'Ernest Vincent, alors propriétaire du Café national, devenue ensuite Café des Sports et de quelques mordus, le club est constitué en 1909 avec une section de cyclisme et une section de football. Aussitôt il fait parler de lui en cyclisme ; les frères Villecroze, Bontoux, Guinard , etc. se couvrent de gloire dans les épreuves régionales . Le fameux tour de Sacarron devient l'épreuve locale annuelle.

En football des matches amicaux sont organisés. Le terrain vague de la Coopérative sert aux évolutions. Ce terrain était à l'époque souvent inondé. Faisaient partie de cette équipe Clément Gautier et Gabriel Allard. Jeunes footballeurs voici vos doyens.

Le cyclisme, l'athlétisme, le football étaient menés de pair. Les Mattio, Hobbe, etc., se distinguent en cyclisme. Bontoux qui n'est plus à Trets, mais n'oublie pas ses débuts participe à quatre Tours de France.
Les Jatteaux, Durbesson et bien d'autres, remportent de nombreuses victoires individuelles et par équipe. Jatteaux est deux fois champion de France du 10.000 m. Durbesson remporte le Cross Junior de Il l'Intran Il devenu depuis Cross de "l'Humanité". Les meetings organisés par l'U.S.T. attirent la grande foule. Les meilleurs champions régionaux de Nice à Lyon y sont engagés.

En football, le Club est champion de Provence de 4e Division. Ce seul titre au palmarès du Club intervient après la dissolution du "Sporting" qui avait, durant quelques années, concurrencé l'U.S.T. La Société réalise un établissement de douches qui permet à ses trois cents sociétaires l'utilisation gratuite.


Photos datant des années 70


Le siège est transféré en 1931 au Café de la Renaissance. Les sections de cyclisme et d'athlétisme disparaissent, laissant au coeur de tous la nostalgie des heures de gloire passées. Le Football continue. En 1935 la fermeture de la mine porte un rude coup au Club. De nombreux joueurs quittent la ville. L'accès à la première Division est néanmoins réalisé.
Les jeunes prennent la relève et mûrissent leurs talents jusqu'en 1939. La guerre suspend pendant un an toute activité. Dès septembre 1940 la reprise est merveilleuse. Une saison de rodage. L'an d'après le Club accède à la Promotion d'Honneur et s'y maintient jusqu'en 1953.

En ces années, malgré un effectif très réduit, l'esprit de corps, l'amour des couleurs de tous les joueurs, la grande classe de certains, donnaient au Club ses plus belles victoires. Tous les clubs de Provence et les plus glorieux subissaient la défaite sur le terrain de Trets "Le Stade Broquier". C'était l'époque des Costanzo, des frères Garcia, Vincent, Iborra, Hadidgi, Peloutier, Fuso, Barges, Siccardi, Marradi, Guichard, Rigaud, Martin, et autres Luquet, Isoard, Milesi, Marquez, etc.


En 1960 le club recentré sur le football principalement comptait 50 joueurs, l'équipe Première jouait en 1ere division du district, les jeune set une équipe réserve se taillent elles de beaux succès.

En 1965 une jeune équipe dirigeante, particulièrement dévouée, faisait tourner les cinq équipes engagées dans les championnats.

COMPOSITION DU COMITÉ DIRECTEUR en 1965
Président DOMINICI Fernand
Vice-présidents GALAUP Jacques, DELAUNEY André, RICHARD Auguste, Secrétaire BURLES Marcel
Vice-secrétaire RIGAUD Jeannot
Trésorier GIRODO Pierre
Vice-trésorier BAILLY Lucien
Assesseurs RICHARD Julien MAURIN, Francis BOUESC Jacky, MARRADI François, VIDAL André
GALEGARI Claude BARGES Jean GARCIA Antoine MILESI Charles
Membres RICHARD G., MAGNAN, CAPIA
des commissions FERAUD Rampin, MOUTTE CANAVESE, RESPLENDIN TEISSIER, PELOUTIER G. ,BROUQUIER, ARMAND P., MENDEZ SICCARDI P. ROBIGLIO, AYAD JO.EAUDRY.

En 1970 présidé par Maitre Gallaup le club grimpait en promotion d'honneur B puis A dans une grande joie de la population rapportait la presse de l'époque. 8 équipes composaient alors le club.


Equipe de 1981



Tiré de : "Trets" 1960 & 1965 / 1 Commentaires






Ce vendredi 11 novembre 2016 nous commémorons le 98e anniversaire de l'armistice de la 1ère Guerre mondiale de 14/18. La cérémonie aura lieu à 11h au cimetière et à 11h30 place de la mairie. A cette occasion profitons en pour revenir 35ans en arrière pour la cérémonie du 11 novembre 1981, sous le mandat de Jean Feraud via un article paru dans LE PROVENCAL de l'époque.







Il y a 14ans, Les Amis du village et la ville organisaient une grande manifestation évènement dans le cadre des journées du patrimoines : MEMOIRE D'ECOLIERS avec une distribution de prix à l'ancienne.

232 élèves des classes de CM1, CM2, 6ème y ont participé, recevant diplômes et livres et avaient pour l'occasion réalisé des messages écrits ou dessinés qui furent mis sous clefs jusqu'en 2050, dans un écritoire en bois scellé dans un des murs du château. 14ans plus tard, l'association vous propose de découvrir les photos officielles de ces classes, des enfants devenus aujourd'hui de jeunes adultes et qui vont surement rappeler de bons souvenirs à ces derniers.

=> DOSSIER COMPLET SUR MEMOIRE D'ECOLIERS en photos, vidéos, presse

CM2B Jean Moulin-001

CM2A Jean Moulin-001

CM2 Victor Hugo-001

CM2 Saint Jean-001

CM2 Edmond Brun-001

CM1-CM2 Edmond Brun-001

CM1B Jean Moulin-001

CM1A Jean Moulin-001

CM1 Victor Hugo-001

CM1 Saint Jean-001

CM1 Edmond Brun-001

6eE-001

6eD-001

6eC-001

6eB-001

6eA-001







On poursuit le dossier spécial sur MEMOIRE D'ECOLIERS organisé le samedi 21 septembre 2002, dans le cadre des journées du patrimoines avec une exposition et une distribution de prix à l'ancienne.
=> DOSSIER COMPLET SUR MEMOIRE D'ECOLIERS en photos, vidéos, presse

Voici un grand article paru dans LA MARSEILLAISE avec l'interview des collégiens et écoliers participants







Il y a 14ans, lors des journées du patrimoine 2002, Les amis du village et la ville avaient organisé une grande remise de prix à l'ancienne dans le cadre de MEMOIRE D'ECOLIERS.
Voici deux articles de presse, issus de la MARSEILLAISE et LA PROVENCE de septembre 2002, qui ont couvert cette manifestation évènemenet.

=> Retrouvez le dossier complet sur MEMOIRE D'ECOLE avec le reportage, toutes les vidéos, articles de presse, photos des classes etc...










Ce jeudi 1er septembre 2016, plus d'un millier d'écoliers ont fait leur rentrée dans les écoles de Trets. Mais comment cette rentrée scolaire s'était elle effectuée, il y a 38ans ? C'est ce que vous propose de revivre aujourd'hui le site en repartant dans la mémoire tretsoise avec un article paru dans LE PROVENCAL en septembre 1978. Histoire de situer un peu à l'époque le groupe scolaire St Jean n'existait pas encore et n'était qu'au stade de réflexion, idem pour l'école maternelles des colombes.
/ 1 Commentaires






Il y a pile 37ans aujourd'hui se déroulait à Trets le vendredi 24 aout 1979 la grande foire de la St Barthélémy, aujourd'hui disparue du calendrier depuis 2014, car en déclin continue. Une foire qui à l'époque était extrêmement importante et recevait les plus hauts représentants politiques du département pour son inauguration et cette année là même le ministre du commerce et de l'artisanat en personne était venu à cet évènement. Il était alors entouré du président du comité des foires Fernand Richard et du maire Jean Feraud.
Voici un article, rare publié dans le journal LE PROVENCAL du 25 aout 1979....


Remerciements aux amis du village






Poursuite du dossier spécial sur les commémorations de la libération de Trets, réalisé avec l'aide de l'association des Anciens combattants de Trets. Revenons sur un fait que beaucoup ignorent et qui s'est produit il y a 72ans. Roland Dolla, aujourd'hui membre des amis du village raconte le bombardement de Trets pendant la guerre de 39 45.

« En cette matinée du 14 août 1944, en vacances, j’étais avec mon ami Ahmed en train de remplir des wagonnets de finette sur le carreau de la mine. […] Les premiers wagonnets n’étaient pas remplis lorsque des bruits de moteur arrivent jusqu’à nous; je franchis le talus et je vois un convoi de l’armée allemande entrer dans le village par la route de Rousset. Je me tourne pour informer mon collègue et, à ce moment, j’entends puis je vois deux avions au-dessus de Saint-Jean descendre en piqué et lâcher les deux premières bombes d’une série de quatorze.

Je saute dans le trou en criant et répétant : « Ils bombardent, couche-toi à plat ventre, vite ! ». Un bruit infernal retentit. Dans le noir et pour cause, je me suis relevé et j’ai crié : « Viens Ahmed… Viens, on sort, cours vite ! » et lui de répondre : « J’arrive, Roland, j’arrive ».

Après cette course à travers un nuage de poussière noire, où je ne sais qui ou quoi nous a fait prendre le bon et le plus court chemin pour en sortir, nous sommes arrivés au jour, tous les deux, à l’angle du bâtiment, toujours existant, contre lequel se trouvait la première entrée de la galerie Saint-Jean.
Là, le moment très émouvant de voir arriver vers nous en courant, ma famille, les agents de l’EELM (EDF par nationalisation), les voisins et tous ceux qui se trouvaient aux alentours ; nous avons été entourés par tout ce monde, comme si nous avions réussi un exploit ou je ne sais quoi. Mais tous étaient contents de nous voir vivants et indemnes, seule trace, une égratignure provoquée par une traverse de la voie lorsque j’ai été en partie recouvert.

[…] Le soir du bombardement, nous sommes allés, avec deux autres familles, coucher dans la galerie de pierres à ciment à mi-chemin entre Trets et Kirbon.
Le lendemain, et pendant une huitaine de jours, je n’ai plus quitté la galerie Saint-Jean. Je prenais mes repas à l’entrée et je couchais à une centaine de mètres à l’intérieur où deux lits avaient été installés car, il faut l’avouer, j’avais peur et un membre de ma famille passait la nuit à mes côtés.

Ce chapelet de quatorze bombes s’est étendu entre le carreau de la mine, qui a reçu la plus grande part, et le long de la route de Rousset. Malheureusement, deux Tretsois ont été grièvement blessés. M. Reynaud a succombé à ses blessures quelques jours après et M. Bertorello a dû être amputé d’une jambe. Il faut préciser que le convoi militaire n’a subi aucun dommage au cours de ce bombardement.[…] »

Roland Dolla

Vue de l'endroit où cela s'est passé, par GEOPORTAIL IGN 1947
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